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Rapport d'activité 2013

Commission d'information et de suivi de la DIB – Rapport d'activité 2013 Page 9 sur 15 Mis en place par bci et validé par l’Office de l’environnement du Canton et ses experts du CHYN (Centre d’Hydrogéologie de l’Université de Neuchâtel), ce concept évolutif fixe les paramètres à analyser, l’implantation des points de contrôle et la périodicité des prélèvements. Une palette de quelque 50 substances sont analysées dans le cadre de la surveillance des eaux de l'environnement (molécules chlorées, éthers, anilines, aromatiques nitrés, etc…). En termes de surveillance de substances émises à la cheminée de l’installation de traitement de l’air qui traite l'ensemble de l'air en provenance des halles, il y a une analyse continue par FID (détecteur à ionisation de flamme, qui mesure le carbone total présent dans les substances organiques) qui permet de donner une alerte en cas d’augmentation et 4 analyses quotidiennes par screening permettant d’identifier et de semi-quantifier les composés émis. Il se passe généralement une semaine entre la prise d’échantillons et l’obtention des résultats des screenings. Les résultats des mesures d'émissions sont également édités sous forme de RISER mensuels. De son côté, l'Autorité cantonale procède à des contrôles de la qualité de l’air traité dans le cadre de sa mission de haute surveillance. Quant aux mesures d'immissions, elles permettent de vérifier que la qualité de l’air aux alentours de la DIB n’est pas impactée par les émissions de la cheminée ou toute autre activité sur le site. Pour permettre de juger des valeurs d’immissions, bci a fait des mesures appelées «état initial» depuis 2008 jusqu’au démarrage de l’assainissement. Afin d’assurer un suivi sur la radioactivité des déchets excavés, les grappins de la halle d'excavation sont équipés d'un détecteur de radioactivité, la radioactivité de chaque charge transférée dans la halle de préparation étant par la suite encore une fois mesurée au laboratoire sur site, et enfin sur les sites d'incinération à l’arrivée des conteneurs de déchets. Du fait que la substance radioactive potentiellement en jeu (tritium, en provenance de l’industrie horlogère) a une période de demi-vie courte, les risques devraient être aujourd'hui inexistants. Les mesures indiquent des valeurs proches de zéro jusqu'à ce jour. Enfin, il convient de rappeler que selon la Convention du 11 janvier 2008 passée entre le Canton et la bci d’une part, Greenpeace et la Fondation Edith Maryon d’autre part, le Prof. Oehme est en charge d’expertiser les résultats. bci mandate ainsi un laboratoire pour faire des analyses annuelles d’eau par screenings et c'est au Prof. Oehme que revient l'expertise et la validation de ces résultats. S’agissant de la méthode de screenings des sols en cours de développement, le laboratoire BMG proposera une méthode qui devra, elle aussi, être validée par le Prof. Oehme. Suivi sanitaire des travailleurs Les travailleurs sont suivis par une hygiéniste du travail qui procède environ tous les deux mois ou quand des modifications sont apportées aux processus de travail à des analyses de l’air des halles et évalue l’exposition des travailleurs. Parallèlement, des analyses d’urine et de sang sont effectuées. Ce bio-monitoring a été exigé par le Canton, comme adéquat à la situation particulière de l’assainissement de la DIB. Le médecin du travail compile les résultats dans des fichiers informatiques permettant d’établir des diagrammes par travailleur. En cas d'anomalie d'un paramètre, la démarche prévoit que le médecin du travail rencontre la personne concernée


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